CEREMONIE DES OBLATS

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CEREMONIE DES OBLATS

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juillet 24 - 17 h 45 min - 20 h 00 min

| Gratuit

Le 24 juillet 1944, les SS de Fontainebleau envahissaient le séminaire des missions des Oblats de Marie Immaculée et tuaient cinq d’entre eux pour fait de résistance : Joachim Nio, Albert Piat, Christian Gilbert, Jean Cuny, Lucien Perrier.
Les 86 autres furent envoyés au camp de rétention de Compiègne et devaient être déportés. L’intervention de la résistance et l’arrivée des Américains mirent fin à leur cauchemar.

Cet épisode est un des hauts-faits de la résistance dans la région de Montereau-Fault-Yonne.

Pour cette 74ème année, la cérémonie pour le souvenir des Oblats aura lieu le mardi 24 juillet 2018 à 17h45 (rendez-vous devant les grilles du château de la Brosse-Montceaux). La cérémonie sera suivie d’un vin d’honneur.

RAPPEL HISTORIQUE :

1 – Le « Séminaire des missions » des Oblats

Les Oblats avaient acheté le château de La Brosse en 1934 pour en faire leur maison de formation. Bientôt, ces jeunes missionnaires partiraient pour le Grand Nord canadien, la lointaine Afrique du Sud, l’île de Ceylan (aujourd’hui Sri Lanka) ou encore le Laos. Tout cela exigeait une préparation et c’est dans le cadre de cette ancienne demeure que nos futurs aventuriers de l’Évangile s’y acquittaient.

Mais la « drôle de guerre » vint bousculer ce bel ordonnancement : débâcle, exode, armistice, humiliation, défaite…

C’est dans un nouveau contexte, marqué par l’occupation du pays, que les Oblats retrouvèrent le château, continuant malgré tout à se former pour la mission.

2 – Un esprit de résistance

A partir de quelle date l’action résistante est-elle entrée au château de La Brosse ? Difficile à dire ! Par essence clandestine, « l’armée de l’ombre » ne tenait pas beaucoup d’archives… Les témoignages ultérieurs montrent surtout que c’est un changement progressif des mentalités qui a conduit certains Oblats à s’engager dans une opposition au régime nazi, d’abord sous forme de résistance passive, puis de manière plus active à partir de 44.

C’est le supérieur de la communauté, le P. Henri Tassel qui, tout en transmettant les nouvelles de la radio officielle, relaie également discrètement les nouvelles entendues à Radio Londres.

C’est le P. Piat qui, à partir de 1941, s’implique directement dans la diffusion clandestine du Courrier Français du Témoignage Chrétien.

C’est le P. Rousseau, un collègue Oblat curé dans l’Est, qui amène un aviateur américain abattu par l’artillerie allemande. Celui-ci sera discrètement hébergé durant un mois, pris en charge par Henri du Halgouët, avant d’être confié à une filière d’évasion. De même tel ou tel homme recherché par la Gestapo.

C’est vraisemblablement l’hébergement de Pierre Brossolette.

C’est surtout la lente prise de conscience du caractère déshumanisant et foncièrement antichrétien du régime nazi. Les lois antisémites puis le STO déclenchent les premières manifestations d’opposition. Il faut camoufler les réfractaires, leur fabriquer des faux papiers sur la petite presse à imprimer, se procurer les tampons officiels… Bref, se développe un état d’esprit favorable à des actions de résistance.

3 – Passage à l’action

Les premiers contacts avec la résistance sont attestés dès 1942.

Au début de l’année 43, des contacts formels sont pris, sans doute par le P. Letourneur qui, de par sa fonction d’économe, est en relation plus accrue avec l’extérieur. Henri Ballot, membre du réseau Cohor-Asturies, reçoit alors l’engagement des plus hautes autorités de la maison. Le P. Tassel a dit ses craintes – Il est responsable d’une communauté de 80 jeunes gens – mais il avoue ne pas pouvoir rester passif face à l’asservissement nazi !

Alors on s’organise. Le P. Letourneur et le P. Piat prennent contact avec Marcel Séverin, le voisin qui tient la ferme de la Bondue : assurerait-il le ravitaillement d’un éventuel maquis ? Oui, bien évidemment et M. Séverin s’engage à bien davantage encore ! Il participe avec les Oblats à l’accueil des officiers anglais venus venus repérer d’éventuels lieux d’atterrissage et de parachutage discrets. Il sera là lors du premier parachutage et il le paiera cher lui aussi : arrêté avec sa fille peu de jours après le 24 juillet, torturé trois fois en huit jours à Fontainebleau, il sera ensuite relâché faute de preuves.

A la fin du printemps, les actions se multiplient. Au mois de mai, le P. Piat et le frère Nio participent au sabotage de la ligne téléphonique Paris-Lyon avec Robert Laissiau du réseau Résistance, en compagnie de Fernand Magnier, de M. Jéchoux et de son fils Marcel. L’action n’aurait pas été possible sans la complicité de l’adjudant de gendarmerie Gambier qui sera là lui aussi, le soir du premier parachutage, et de M. Pengal, le cantonnier du réseau Morétain qui sera arrêté, torturé et déporté quelques semaines plus tard.

4 – Et débarquèrent les alliés…

Mais les choses se précisent et la libération de Paris se prépare. Entre la fin juin et août 44, les Anglais planifient une quinzaine de parachutages dans l’arrière-pays des villes de Nemours, Moret et Montereau, qui réussiront tous. C’est dans ce cadre général que sont effectués deux parachutages sur La Brosse-Montceaux les 3 et 18 juillet. Plusieurs Oblats, prof et scolastiques, y participent aux côtés de M. Séverin, de M. Bouchet, de « Félix ». Les armes sont déposées en hâte dans le caveau des Oblats au milieu du petit cimetière. La nuit suivante, ils sont cachées dans les loges inoccupées du caveau. Quant aux containers vides, ils sont bourrés avec les parachutes et balancés dans le puits désaffecté au fond de la propriété.

Une première livraison d’armes a lieu le 12 juillet. Destinée au réseau « Honneur de la Police », elle prend la direction de Paris dans le coffre de voiture de Yves Masiée, le fameux « Corret », du capitaine Jacques Desbois, de Raymond Mondon, dit « Rudemonde » et de Joanovici, dit « Monsieur Joseph ». Une autre alimente le maquis de Courlon de Henri Ballot.

Mais le 22 juillet, une seconde livraison tourne court. Le parachutage s’est mal déroulé, des containers sont restés pendus aux arbres et la Gestapo a été mise en éveil. Un membre du groupe qui connaît La Brosse est arrêté avec, sur lui, des armes provenant du dépôt. A-t-il une liste de noms ? Craquera-t-il sous la torture ? Toujours est-il que son arrestation est la cause directe, mais sans doute pas unique, de la tragédie du 24.

5 – La tragédie du 24 juillet

On trouvera en article-joint le récit détaillé de la tragédie du 24 juillet. En voici le résumé :

  • la tentative d’arrestation ratée des résistants Henri Ballot et André Lerouge ;
  • L’alerte donnée par Robert Laissiau, qui permet aux PP. Simon, du Halgouët et Letourneur d’échapper au massacre ;
  • les Oblats en prière à la chapelle ;
  • l’arrivé du SS Korf et de ses troupes ;
  • les noms des Oblats recherchés, aboyés plus qu’ils ne sont annoncés ;
  • la furie des SS qui constatent que deux des résistants oblats recherchés, Letourneur et du Halgouët, manquent à l’appel ;
  • l’arrestation des cinq autres ;
  • leur silence obstiné malgré la torture ;
  • leur sérénité face à la mort ;
  • les rafales de mitraillette et les coups de pistolet abattant les cinq hommes, un à un devant la communauté terrifiée et épuisée, tandis que trois gamins de 20 ans sont envoyés au fond du puits pour y ressortir les containers ;
  • l’arrivée du colonel Karminski, l’arrêt des massacres ;
  • les cinq corps jetés comme de vulgaires sacs au fond du puits tandis que les Allemands festoient à l’intérieur du château et que Korf, parti déjeuner dans un petit restaurant de Villeneuve-la-Guyard, déclare à la patronne : « Nous avons faim. Nous venons de tuer cinq curés ! » ;
  • le pillage du couvent ;

Le soir même, les 86 Oblats étaient emprisonnés à Fontainebleau. Le 28, ils étaient transférés au camp de transit de Royallieu-Compiègne. Leur déportation en Allemagne, prévue pour le 25 août, tourna court du côté de Péronne grâce à l’action des résistants, l’arrivée des Américains provoquant alors la fuite des Allemands et la libération du groupe.

Source : http://www.oblatfrance.com

Détails

Date :
juillet 24
Heure :
17 h 45 min - 20 h 00 min
Prix :
Gratuit

Organisateur

L’association pour le souvenir des Oblats
Téléphone :
01 64 32 23 07
E-mail :
LA-BROSSE-MONTCEAUX@wanadoo.fr
Site Web :
http://labrossemontceaux.fr/lassociation-pour-le-souvenir-des-oblats/

Lieu

Château de la Brosse-Montceaux
La Brosse-Montceaux,77940+ Google Map
Téléphone :
01 64 32 23 07
Site Web :
http://labrossemontceaux.fr/
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